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Christian Guémy, alias, C215, « un nom de poète et pas de peintre », invente hors des sentiers battus du Street Art. Hors normes même, par sa culture classique. Inspiré par l’art de la Renaissance italienne, les peintures du Caravage ou le plasticien contemporain Ernest Pignon Ernest – premier Street artiste selon lui –, il maîtrise les techniques académiques pour mieux les transcender et faire descendre l’art dans la rue.

ARTISTE DES CHEMINS DE TRAVERSE

Hors normes par son parcours. Né à Bondy en 1973, il s’installe et travaille à Vitry-sur-Seine en 2007. Depuis, la ville de banlieue parisienne s’est transformée en un haut-lieu du Street Art, avec plus de 150 fresques réalisées par de nombreux créateurs internationaux – dont ses propres œuvres –, qui couvrent les murs de la cité.

Hors normes par les sujets qu’il aborde. Bien sûr, la mémoire, son histoire personnelle, sa fille. Mais aussi le monde, l’actualité. Les enfants de Syrie, le policier Ahmed Merabet assassiné, Christiane Taubira « pour son courage et sa tolérance », les exclus qui vivent dans la rue. Personnages célèbres ou inconnus, tous deviennent des sujets à part entière de son art, mais également ses premiers spectateurs - pour ceux qui vivent dans la rue. Le regardé devient le regardant.

UN ARTISTE ENGAGÉ DANS LA CITÉ

Il représente donc, des individus et des histoires particulières, pour donner forme et voix à tout ceux qui sont loin, morts peut-être. À ceux qui n’ont plus ni mots ni paroles pour communiquer. Par la grâce de l’artiste, il redonne forme et vie humaine à ces oubliés. Chaque visage dessiné passe de l’histoire singulière à l’histoire universelle pour mieux toucher chacun d’entre nous.

UNE VILLE PLUS BELLE

Comme tous les Street artiste, son terrain de jeu, c’est la rue. L’art sort des musées et descend enfin de son piédestal. Le Street artiste aurait-il une mission ? Celle d’émouvoir le public, tous les publics, mais aussi de peindre dans les lieux les plus sordides. Réenchanter la ville et faire surgir de l’asphalte et du béton des fleurs. C’est pourquoi, « Là où je peins, ça pue la pisse ». S’il sème des créations à travers toutes les villes comme Petit Poucet, c’est autant pour donner à voir l’art que tenter d’extraire les citadins de la consommation. « Je préfère penser que les gens partent traquer des œuvres d’art le week-end plutôt que d’aller faire du shopping comme c’était le cas quand j’étais petit. Ces loisirs sont moins consuméristes, c’est une évolution de société », remarque-t-il.

L’art pour enfin respirer ?

Plus d’infos sur : www.C215.fr


Ses oeuvres
91130 Ris-Orangis, France
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